Pour satisfaire ses clients toujours plus nombreux, Salesforce s’appuie sur un réseau de partenaires : société de conseil ou indépendants.

L’intégration de Salesforce est une activité lucrative. Mais il n’est pas toujours facile d’oser devenir freelance. C’est pourquoi nous avons sélectionné pour vous 5 étapes importantes et certains risques à prendre en compte pour se lancer en indépendant dans l’univers Salesforce.

#1. Choisissez votre spécialisation

Dans le domaine de Salesforce, il existe généralement 3 types de spécialisation pour un consultant: techniques, fonctionnels et technico-fonctionnels.

Pour être indépendant, il est préférable d’être polyvalent, donc technico-fonctionnel. Ce sont d’ailleurs les profils les plus recherchés sur le marché Salesforce en 2018.

Les consultants techniques sont principalement des développeurs mais peuvent être aussi architectes. Ils intègrent Salesforce au SI (Système d’Information) existant en utilisant notamment des API. Cette spécialisation nécessite des connaissances en informatique (JAVA, SOQL, etc.) et la capacité de coder en APEX (langage spécifique à Salesforce, similaire à JavaScript).

Les consultants fonctionnels sont généralement des business analystes ou administrateurs. Ils modifient les configurations du CRM pour l’aligner sur les attentes du client et les processus métier. En effet, le CRM est hautement personnalisable, mais livré en standard. Le consultant fonctionnel devra alors modifier ces standards (accessibilité des utilisateurs, processus de vente, solution de capture des leads/pistes, etc.) uniquement avec du clic.

Pour en savoir plus sur le métier de consultant Salesforce

Notez que Salesforce exige que les partenaires (y compris les indépendants) aient passé avec succès au moins 2 certifications Salesforce. Il est ensuite nécessaire de mettre à jour ces certifications en fonction des releases de l’éditeur (3 fois par an).

#2. Choisissez votre cadre légal

Portage salariale, EURL, EIRL, SASU ? Quel statut choisir et pourquoi ? Il n’y aura pas de détails juridiques ici. Chacun son métier mais si vous souhaitez des avoir des informations plus précises sur les statuts du freelance, consultez l’article Legalplace – Quel statut pour le freelance ?.

Voici un résumé pour se faire rapidement une idée du statut qui peut vous convenir :

En cas d’incertitudes dans vos projets (peu de missions, petit réseau, peu de compétences…) il serait plus judicieux de commencer par un portage salarial : le client final paie les prestations à la société de portage salarial qui rémunère ensuite le freelance, en déduisant des commissions. La société de portage établit un bulletin de salaire et donc, donne le droit à des indemnités chômage en cas de non-activité.

L’entreprise individuelle (EIRL) ou micro-entreprise s’avère être le statut le plus confortable pour un début d’activité. Ce statut donne le droit à des avantages en termes de fiscalité, de gestion et de cotisations sociales grâce à l’ACCRE.

Pour une activité plus régulière et prospère, il est possible d’opter pour la création d’une société unipersonnelle (EURL, SASU). Attention à prendre en compte la gestion administrative un plus complexe dans ce cas. Cette option offre toutefois la possibilité de s’associer avec des personnes par la suite.

Le choix d’un cadre juridique doit représenter ce que vous attendez en termes de responsabilité, de gestion administrative, de fiscalité, de régime social et en fonction de votre ambition. Dans tous les cas, faites-vous accompagner ou au moins conseiller !

#3. Définir votre disponibilité

Vous devez être organisé et conscient de votre potentiel.

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En tant que freelance, vous êtes au service des entreprises clientes. Le monde de Salesforce est «petit» et si vous souhaitez conserver une bonne réputation, vous devez tout mettre en oeuvre pour aider vos clients à réussir leurs projets..

Cela commence par bien définir la charge que vous êtes capable de subir.

Par exemple, ne vous engagez pas dans une mission qui nécessitera 2 jours de travail supplémentaire par semaine lorsque vous ne disposez que d’un jour/semaine. Il vaut mieux la refuser plutôt que rendre des projets de mauvaise qualité, faute de temps.

#4. Définir votre taux journalier

Le taux journalier (TJ) dépendra de plusieurs facteurs, notamment:

  • les compétences : Apex, intégration, workflow, management des données…
  • les certifications Salesforce ou autre
  • l’expérience et le nombre de projets réalisés
  • la durée de la mission : un mission courte est précaire pour le freelance, et permet donc de négocier le TJ à la hausse.

Plus vous avez d’expertise, plus il sera facile d’augmenter vos tarifs. Cependant, si vous venez de commencer, ne mettez pas la barre trop haut. Commencez à un prix raisonnable, le temps de bâtir votre réseau et d’améliorer vos compétences.

Si vous venez de commencer en tant que consultant freelance Salesforce, un TJ moyen de 400 à 500 euros reste raisonnable pour un profil fonctionnel junior. Un profil senior pourra réclamer plus de 900€/jour.

Pour en savoir plus sur le salaire moyen des consultants Salesforce

#5. Savoir se vendre

Vous avez choisi une spécialisation et avez quelques certifications en poche. Vous avez défini votre TJ moyen en fonction du marché et de votre profil. Vous avez choisi un statut juridique pour exercer votre activité. Vous pouvez également vous concentrer sur un secteur d’activité spécifique (secteur agroalimentaire, chimie, banque et assurance …) que vous aimez particulièrement. Cela aide à restreindre la recherche lorsque la prospection approche et vous serez plus à l’aise pour commencer.

Il faut maintenant se rendre visible et se faire connaître dans le monde de Salesforce. Il existe plusieurs solutions qu’il faut combiner :

  • Créer une page vitrine sur Linkedin
  • Créer un compte Twitter professionnel
  • Se référencer sur integrateurs-salesforce.com (gratuit)
  • Se référencer sur AppExchange (“AppStore” de Salesforce)
  • Créer une page web (WordPress, Wix…)

Nous vous conseillons surtout d’être actif sur LinkedIn. Ce réseau social professionnel est plein d’opportunités 😉

#Soyez conscient des risques

Devenir indépendant ou freelance, c’est s’engager dans une aventure. Et, comme toute aventure, il y a des risques.

Vous devez être conscient de ces risques afin de pouvoir anticiper les obstacles susceptibles de freiner votre business et votre stratégie. En outre, il est bon de garder à l’esprit ces quelques obstacles que tout consultant indépendant peut rencontrer :

  • La solitude … Ne vous habituez pas trop aux locaux de votre client et à vos collègues. A la fin de la mission, tout ceci disparaîtra.
  • Les revenus seront inévitablement limités par votre temps disponible. Augmenter le TJ sera alors le seul moyen de développer le chiffre d’affaires mais cela à ses limites.
  • Les problèmes de trésorerie et les retards de paiement peuvent nuire à toutes les entreprises, même les plus rentables en théorie.
  • Être sur tous les fronts : prospection, vente, administration, marketing, etc.

En bref, il faut travailler dur, être patient, être convaincu de son offre, mais ne pas hésiter à retravailler, prendre du recul et surtout oser !