Le gouvernement a ordonné depuis dimanche la fermeture des lieux « non indispensables », dont les restaurants et les bars, mais un flou demeurait sur les commerces autorisés à ouvrir. La liste précise vient d’être établie ce lundi matin.

Grandes surfaces, commerces alimentaires, pharmacies, marchands de journaux, pompes funèbres ou banques font partie des commerces qui pourront ouvrir dans le cadre des mesures de confinement décidées face au coronavirus par le gouvernement, détaille un arrêté paru ce lundi 16 mars 2020 au Journal Officiel.

Les commerces français peuvent continuer à recevoir du public pour les activités figurant en annexe du présent arrêté, dit le texte.

Le gouvernement ordonne depuis dimanche la fermeture des lieux non indispensables, dont notamment les restaurants et les bars, mais un flou demeurait sur les commerces autorisés à ouvrir. Le Premier ministre, Édouard Philippe, avait évoqué samedi les magasins alimentaires, les pharmacies, les banques, les bureaux de tabac et les stations essence.

Automobiles et deux roues, vendeurs et réparateurs d’ordinateurs, blanchisseries…

Toutes ces activités sont énumérées par l’arrêté paru lundi, ainsi que les grandes surfaces de différentes tailles, supérettes, supermarchés et hypermarchés.

S’y ajoutent les revendeurs d’équipements d’automobiles et de deux roues, les fournisseurs des agriculteurs ainsi que leurs équipementiers, les vendeurs et réparateurs d’ordinateurs ou de téléphonie. Les blanchisseries et les services funéraires sont aussi ouverts.

Sur un autre plan, les lieux de cultes, comme les églises, resteront ouverts mais ne peuvent accueillir plus de 20 personnes, sauf en cas d’enterrements pour lesquels aucune limite n’est donnée.

Le gouvernement, qui a également fermé les écoles, a par ailleurs demandé ce week-end aux Français de rester autant que possible chez eux, mais n’a pour l’heure pas pris de mesure de confinement obligatoire, sur le modèle d’autres pays européens comme l’Espagne et l’Italie.

Le bilan de l’épidémie a grimpé dimanche à 127 morts et 5 423 cas confirmés en France, soit 36 morts et plus de 900 cas supplémentaires en 24 heures, la plus forte augmentation quotidienne des cas et décès depuis l’apparition du virus dans le pays, qui est officiellement entré samedi dans le stade 3 de l’épidémie.