Le graphisme est un art créatif qui est aujourd’hui incontournable dans tous les projets marketing et communication des entreprises ou autres organisations. Le visuel est une donnée extrêmement forte du message que l’on souhaite véhiculer, et à ce titre le graphiste se doit d’être aussi performant dans ses choix d’axe de création que dans l’exécution technique du résultat final.

Mais bien que le milieu connaisse de nombreux débouchés sur le marché, les graphistes installés à leur compte sont légion, ce qui génère une concurrence féroce. Dès lors, créer une entreprise de graphisme est un projet qui demande un certain temps de réflexion, et qui exige de se poser les bonnes questions, avant de se lancer.

Pour le graphiste qui démarre seul et qui souhaite profiter de la souplesse d’une structure en nom propre, l’auto-entreprise ou l’EI sont des statuts tout indiqués. Si des investissements sont réalisés, il sera alors préférable d’opter pour l’EIRL.

En revanche, si la création de l’entreprise de graphisme doit absolument donner naissance à une personne morale dans le cas d’un lancement avec un ou plusieurs associés, ou si des partenaires financiers entrent en jeu, il faudra alors se tourner vers la SARL ou la SASU .

La création d’une entreprise de graphisme requiert la réalisation d’un business plan qui devra faire figurer :

  • Les besoins en matériel
  • Les besoins en fond de roulement
  • Les charges prévisionnelles
  • Une étude de marché
  • La philosophie de l’entreprise (public visé, méthodes de travail,…)

La création d’une entreprise de graphisme nécessite un apport minimum en matériel. Le graphiste a généralement besoin, dès le démarrage :

  • D’un ordinateur fixe pour travailler au quotidien
  • D’un ordinateur portable pour présenter ses travaux aux clients et pouvoir éventuellement travailler à l’extérieur (parfois à résidence chez les clients pour les projets dits sensibles)
  • Des licences nécessaires pour l’utilisation des logiciels de CAO-DAO

Ce sont les licences informatiques qui représentent alors le poste le plus élevé. Il faut compter plusieurs milliers d’euros. Toutefois, certaines firmes mettent à disposition gratuitement certains open sources, ou des versions datées de plusieurs années. Ce peut être une bonne façon de s’équiper au démarrage.

Ensuite, bien sûr, le graphiste lui-même apporte ses compétences qui peuvent être portées au capital social de l’entreprise dans le cas d’une création de personne morale.

Le métier de graphiste n’est pas réglementé et n’exige donc aucun diplôme ni certification.

Le graphiste doit bien entendu maîtriser l’outil informatique pour exercer sa profession, mais cet apprentissage ne se fait pas forcément par la voie des études. En effet, bon nombre de graphistes sur le marché sont des autodidactes, ce qui pose souvent un problème lors de démarches de recherche d’emploi, mais ne s’oppose en rien à la création d’une entreprise de graphisme.

Les spécificités de l’activité

Avant la démocratisation de l’informatique et l’accessibilité des logiciels de CAO-DAO, le graphiste et l’infographiste étaient deux travailleurs totalement distincts.

Le graphiste avait pour mission de trouver l’idée visuelle parfaite qui ferait mouche auprès du public visé, tandis que l’infographiste se devait d’exécuter techniquement cette idée afin de la rendre exploitable.

Désormais, le graphiste et le technicien ne sont plus qu’une seule et même personne. Ce qui implique qu’avoir l’esprit créatif ne suffit plus, car il faut également maîtriser les logiciels de création ainsi que la chaîne d’impression (pour la communication print) et/ou les formats Web et les méthodes de compression (pour la communication dématérialisée).

Source : l-expert-comptable.com