Vous envisagez de reprendre une entreprise ? En pratique, la reprise d’une entreprise s’inscrit dans une durée moyenne comprise entre 12 et 18 mois, de la recherche de la cible jusqu’au closing. Quel que soit votre degré d’avancement, des questions vous viennent certainement à l’esprit :
Quelles sont les démarches à suivre pour reprendre une entreprise ?
Où trouver des entreprises à reprendre ?
Comment se déroule une opération de reprise d’entreprise ?
Quel est le coût et comment faire pour financer le projet de reprise d’entreprise ?
Qui peut m’aider ? …
Suivez les étapes de la reprise d’entreprise !

Etape 1 : La préparation du projet de reprise d’entreprise

Une reprise d’entreprise réussie s’anticipe et se prépare.Pour bien commencer, vous devez mûrir votre projet de reprise d’entreprise. Cette réflexion doit vous amener à analyser vos motivations et vos objectifs, bien définir votre projet en listant vos critères de choix (secteur d’activité, région, industrie, taille de l’entreprise…), cibler un type d’entreprise à reprendre cohérent avec votre projet personnel, vous faire accompagner, conseiller (exemples : un conseiller des chambres consulaires, un expert-comptable, un avocat spécialisé, un notaire, etc.). Et pourquoi pas suivre une formation.
Plus vous soignerez cette phase, plus vous serez en mesure, face à vos interlocuteurs (partenaires financiers, experts en cession et acquisition d’entreprise, etc.) de donner une image de candidat à la reprise motivé, fiable, qui sait ou il va.

Etape 2 : La recherche d’une entreprise à reprendre

Pour trouver une entreprise à reprendre et à développer, plusieurs solutions s’offrent à vous : activer les réseaux (familial, amical et professionnel), s’adresser aux intermédiaires, se rapprocher d’experts, consultez les annonces, prospectez en direct les entreprises, accéder aux bourses de candidats cédants et repreneurs. Vous pouvez aussi publier votre « offre repreneur » sur les plateformes digitales de rencontres entrepreneuriales qui proposent un moteur de recherche, un algorithme de « matching » automatique et un t’chat pour échanger avec les cédants. Et n’oubliez pas le bouche à oreille !

Etape 3 : La sélection de la cible : les premiers diagnostics de reprise d’entreprise

Une fois les cibles repérées, réalisez un « prédiagnostic reprise » pour une première sélection.

Cette première sélection est importante pour optimiser votre temps. Organisez-vous pour maximiser vos chances de trouver un dossier de reprise adéquat (c’est-à-dire conforme à votre projet de reprise d’entreprise) et faites-en sorte à travers ces premières analyses de passer très rapidement sur les dossiers qui ne présentent pas d’intérêt pour vous.

Etape 4 : La rencontre du cédant et les premières informations recueillies

La rencontre avec le cédantest pour vous le moyen le plus rapide de progresser dans la compréhension du dossier, notamment si elle a lieu dans l’entreprise et pendant un jour de forte activité.

Cela vous permettra :

  • de vous faire une idée du climat interne,
  • de vérifier le niveau d’information que le cédant est prêt à vous communiquer sur son entreprise,
  • d’identifier le cœur du métier, les personnes clés, afin de sentir si cette affaire est faite pour vous,
  • de mesurer le degré d’urgence de la cession envisagée, les motivations profondes du cédant,
  • de repérer les personnes susceptibles d’influer sur sa décision.

L’ambiance des échanges, la facilité d’accès à l’information, l’implication dans le projet de cession seront autant de signaux qui vous indiqueront le niveau d’engagement du cédant à transmettre son entreprise.

Etape 5 : Le diagnostic et l’évaluation de l’entreprise cible

Au préalable, pour effectuer les différents diagnostics, il est nécessaire de collecter le maximum d’informations sur l’entreprise. 

La réalisation du diagnostic, à ne pas confondre avec l’audit, vous permet de vous informer progressivement sur l’entreprise, de rassembler les informations nécessaires pour prendre la décision de poursuivre ou non votre projet, puis, dans le cas d’un avis favorable, d’approcher une première valeur d’entreprise afin de construire le business plan et de commencer à organiser le montage juridique et financier.

L’évaluation d’une entreprise n’est pas une affaire purement comptable. Elle doit également prendre en compte son potentiel et son capital immatériel, notamment humain. Pour que votre évaluation soit légitime, il convient de suivre une démarche rigoureuse en 4 étapes : collecte des informations, réalisation des diagnostics, retraitements économiques et choix et application des méthodes d’évaluation.

Etape 6 : La lettre d’intention et le lancement des audits

Vous avez mené à bien vos diagnostics et évaluations, validé un premier business plan viable de reprise, et vous envisagez donc de reprendre très sérieusement cette entreprise ? A un certain stade de vos discussions, vous, comme le cédant, pouvez ressentir le besoin de formaliser certains éléments fondamentaux du dossier : 

  • Le vendeur peut par exemple vous demander de clarifier et d’affirmer vos intentions avant de vous ouvrir l’accès à de nouvelles informations plus confidentielles.
  • De votre côté, vous pouvez obtenir un accord, au moins tacite, sur certains points clés avant d’engager des moyens d’étude et de passer du temps à la réalisation de l’audit d’acquisition de l’entreprise(aussi appelé due diligence) qui vous permet de fiabiliser les informations communiquées par le cédant et de vérifier si le prix de cession n’est pas surévalué. En pratique, si vous achetez que le fonds de commerce de l’entreprise cible, on ne parle pas d’audit à proprement parler, il s’agit d’une analyse approfondie du chiffre d’affaires et des contrats.

La lettre d’intention permet alors de définir le cadre et les limites de la négociation et, pour chaque partie, d’exprimer clairement ses intentions de parvenir à la conclusion d’un contrat.

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Etape 7 : Le montage juridique

Différentes situations sont possibles, conduisant à autant de possibilités de montages juridiques.

Si vous reprenez une entreprise individuelle, vous ne pouvez reprendre que son principal actif que constitue son fonds de commerce (ou artisanal). Par contre, si vous reprenez une société, vous devrez choisir entre : reprendre son fonds (actif) ou ses titres (actif et passif).Selon l’option choisie, les conséquences juridiques, fiscales et financières seront différentes selon que l’on se place du côté du repreneur ou du côté du cédant. Par conséquent, ce choix est un élément majeur de la négociation qu’il vous faudra traiter, le plus en amont possible, avec diplomatie pour ne pas risquer de rompre les négociations avec le cédant.

Etape 8 : Le business plan de reprise d’entreprise

Le business plan de reprise, s’il peut paraître « scolaire », est cependant un document indispensable car il vous permet de poser noir sur blanc votre stratégie et vos objectifs, vous oblige à synthétiser l’information, et enfin et surtout, il vous oblige à vérifier que votre projet est réaliste et donc viable financièrement.

Etape 9 : Le financement et les aides à la reprise d’entreprise

En fonction de ses caractéristiques, de son ambition et de votre situation personnelle, le financement de votre projet de reprise d’entreprise résultera de la combinaison de plusieurs sources de financement.Cela vous amènera à vous poser trois questions essentielles pour optimiser votre stratégie de financement :

  • Comment renforcer mon apport personnel ?
  • Vers qui me tourner pour emprunter de l’argent ?
  • Quelles solutions pour garantir l’emprunt bancaire de mon projet de reprise d’entreprise ?

Etape 10 : Le protocole d’accord

Suite logique des négociations, le protocole d’accord est l’acte qui formalise votre accord avec le cédant. Il représente l’acte juridique le plus important de l’opération de reprise car il traite généralement tous les points de la négociation, un à un. Il fixe les droits et obligations de chacune des parties, détermine les conditions et modalités correspondantes au projet de reprise et précise le reste du calendrier des opérations et actes à effectuer en vue de la réalisation de la reprise.

Cet acte engage les deux parties à devoir aller au terme du processus de reprise d’entreprise.

Le protocole d’accord peut porter sur la cession des titres (parts sociales ou actions) de la société ou sur la cession d’un fonds de commerce. Dans ce dernier cas, l’acte est souvent intitulé « compromis » ou « promesse de vente de fonds de commerce ».

Etape 11 : Le closing, l’acte de cession et les formalités administratives

Après avoir signé un protocole d’accord avec le ou les cédants et obtenu une notification écrite des financeurs sollicités confirmant l’octroi de crédits, vous allez pouvoir vous engager définitivement et déclencher les procédures qui rendent le processus de reprise d’entreprise irréversible :

  • déblocage des fonds
  • signature de l’acte de cession définitive
  • formalités administratives de reprise de titres de société ou de fonds de commerce

Etape 12 : Les 100 premiers jours de la reprise

Après une reprise d’entreprise, quel que soit le type d’entreprise et les circonstances de l’opération, on assiste généralement à une période de « flottement ». Pour réussir l’opération, vous devrez vous substituer à l’ancien dirigeant et tenir son rôle et mettre à profit l’éventuelle période de cohabitation pour prendre les mesures susceptibles d’assurer votre leadership tant à l’égard des salariés qu’envers l’extérieur.

Plusieurs actions prioritaires doivent être immédiatement menées pour appliquer le plan de reprise et prendre les mesures qui s’imposent avec le maximum de chances de succès.

Cas particuliers de la reprise d’entreprise en difficulté

La reprise d’entreprise en difficulté présente des spécificités qui ne sont pas traitées dans ces étapes :  le cadre juridique contraignant des procédures collectives, une opération par nature risquée, la difficulté d’accès à l’information, les méthodes d’évaluation classiques difficiles à appliquer, le maintien des emplois, etc.

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